Inverser sa classe… Mais quelle idée !

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Inverser sa classe ? Mais quelle idée !!

chronique d’une classe inversée au primaire

 

L’année zéro : La prise de conscience.

Une séance de mathématiques, un beau matin de mai… Les élèves sont en recherche pour découvrir une notion, et moi devant mon tableau, je donne des précisions à tout le monde, après être passée voir chacun. Une séance comme beaucoup d’autres, mais ce matin-là, je ne sais pas pourquoi, je vois ma classe comme si c’était la première fois, et je prends une claque.

Je vois et je sens.

Je sens l’ennui profond d’A. et M. qui auraient sûrement tout juste si je leur donnais l’évaluation dès la première séance.

Je sens la détresse de S., A. et C. qui se demandent comment font les autres pour trouver le début d’un commencement de réponse à ma question dont elle n’entrevoient même pas le but. Elles commencent vaguement un dessin, écrivent des chiffres puis abandonnent très vite, vaincues par la certitude qu’elles sont nulles, ou que les autres doivent posséder je-ne-sais quel pouvoir magique, une grâce par laquelle elles n’ont pas été touchées. La fée Carabosse-Des-Maths a dû lancer une malédiction sur leur berceau, c’est sûr.

Et le reste de la classe essaie, par gentillesse ou résignation (c’était une année “classe-Bisounours”), de résoudre une situation problème pour laquelle ils n’ont pas les connaissances nécessaires (mais c’est bien pour ça que ça s’appelle situation-problème m’a-t-on dit).

Une claque magistrale, donc. Je vois pour la première fois ma classe avec le recul nécessaire et je comprends que je ne pourrai plus jamais faire classe comme ça. Je parle trop, personne ne m’écoute. Qui peut écouter quelqu’un pendant 20 ou 30 minutes en restant concentré sur ses propos ? Ni A. et M. qui savent déjà, ni S., A. et C. qui m’ont déjà posé la même question deux fois, que j’ai noyées dans des explications différentes (si elles ne comprennent pas comme ci, je vais essayer comme ça), ni le reste de la classe parce que des merles se courent après dehors ou que la pluie tombe plus fort que d’habitude. Et là, on a envie de crier, de râler, qu’ils n’écoutent rien, que cette génération est décidément perdue, que ça ne vaut pas le coup de passer des heures à préparer un cours alors qu’ils s’en fichent complètement et que de toute façon ils n’apprennent rien, bla bla bla…

Il faudrait que je parle moins, que je résume ce que j’ai à leur dire, que les plus fragiles disposent d’une méthodologie immuable en attendant de pouvoir accéder au sens, que ceux qui savent déjà viennent quand même pour apprendre, au lieu de faire  dix exercices sur une notion qu’ils maîtrisent déjà.

Bref. Eux ne changeront pas, c’est à moi de changer.
Et puis je me souviens d’un reportage sur la classe inversée. Un prof de physiques au lycée. J’avais trouvé l’idée excellente, mais je n’avais pas entrevu en quoi cela pouvait me concerner.

Et pourtant, ce jour-là, j’en suis convaincue, il y a quelque chose à creuser, la réponse est là, j’en suis sûre. La possibilité de donner la même base à chacun, une découverte de la notion qu’on pourrait voir une fois ou quinze fois, faire des pauses, revenir en arrière, une explication brève mais essentielle, toujours la même. Et en classe, tout le monde se mettrait au travail tout de suite, mais ne ferait pas la même chose, chacun viendrait pour apprendre ce qu’il ne sait pas encore faire, et ne perdrait pas de temps à refaire ce qu’il maîtrise déjà.

Ha ! Ha ! Le beau rêve que voilà ! Mais j’aime bien les défis. Je me retrousse les manches, passe mon été à écumer le net en compagnie de mon ami Google, je pénètre dans cette salle des profs idéale qu’est Twitter. Je découvre le monde (bien réel et pas virtuel !) des PédagoZinzins de la classe inversée. Ils sont bien plus nombreux que je ne le pensais, répartis aux quatre coins du monde, et leur manière de concevoir l’enseignement me parle. La classe inversée est bien LA solution à ma problématique, la pratique qui va me permettre de concrétiser ma vision de ce que doit être et faire un élève.

Je n’ai jamais fait de capsule de ma vie (je n’ai même pas eu le temps d’essayer pendant les vacances), je maîtrise 10% des possibilités d’un ordinateur, je ne suis pas franchement ce qu’on peut appeler une geek, mais… même pas peur !

Je décide donc de me lancer dès la rentrée.

 

L’année I : bidouillage, chronophage et recadrage

 

Septembre 2013. J’explique à mes élèves puis à leurs parents le principe de la classe inversée et ce qui m’a poussée à me lancer dans cette aventure. Je n’ai pas caché aux premiers qu’on allait se lancer ensemble, apprendre ensemble, et que, peut-être, ça ne fonctionnerait pas. En tout cas, ils savent que j’ai besoin de leur aide. Ils sont dans ma classe depuis deux ans (oui, j’ai changé de niveau l’année précédente), on se connaît bien.

Je m’attends à des protestations lors de la réunion de rentrée avec les parents, mais non, ça passe comme une lettre à la Poste. Je suis même gratifiée d’un “on vous fait confiance” qui me laisse sans voix. Bon, je le reconnais, je triche un peu, je suis dans l’école depuis 12 ans, j’ai eu les frères et soeurs et ces parents-là me connaissent.

C’est donc pleine de confiance, inconsciente que je suis, que je me lance. Comme je ne suis ni têtue, ni excessive, ni impulsive, ni impatiente, je décide de me lancer dans les deux niveaux (CM1-CM2) en mathématiques ET en français, dès… ben tout de suite en fait. Je ne connais aucun outil qui me faciliterait la vie (sinon ce ne serait pas drôle), je choisis donc le logiciel de mon TBI, ActivInspire, et la fonction capture d’écran qui va avec (15 images/secondes-on ne rit pas merci) , le tout sur mon PC.

Et là… Comment dire… Avec cet outil (qui fonctionne une fois sur deux mais on ne le sait que quand on a fini, sinon ce n’est toujours pas drôle), si on bafouille, si le téléphone sonne, si le bébé pleure ou si tout autre événement impromptu survient, on doit tout refaire parce qu’il n’y a pas de fonction “pause” ni la possibilité de tronquer les dernières secondes.
Bilan de ma magnifique première capsule : 5h30 de travail pour 1 : 50 de vidéo. Ça laisse rêveur !

Mais comme je ne suis ni têtue, ni excessive, ni etc… je persévère. Je vous passe le détails des nuits à quatre heures de sommeil, les bidouillages chronophages entre plusieurs logiciels pour obtenir ce que je veux, et surtout, la recherche de l’hébergement idéal. Grâce à mes gentils élèves qui testent inlassablement, tous les soirs, les liens que je laisse à leur disposition, j’apprends qu’Evernote n’est pas une bonne idée parce qu’il faut je ne sais quelle extension à L. et R. pour lire les vidéos, et que GDrive est un casse-tête quand il y a déjà un compte dans la famille mais qu’ils ne savent pas se déconnecter pour se reconnecter avec un autre compte. Au bout de deux mois, j’en ai assez, je suis épuisée, je jette l’éponge et je le leur annonce. Trois fois !  Mais eux, ils ne l’entendent pas de cette oreille. Apparemment, la classe inversée, ça leur plaît, parce qu’ils ne veulent pas que ça s’arrête. “Oh non maîtresse ! C’est trop bien, j’ai l’impression d’avoir la maîtresse à la maison !”, “On peut la repasser plein de fois, vous dites toujours la même chose alors on ne se perd pas”, “on peut vous mettre sur pause” (le rêve, LOL, NDLA) et j’en passe. Ils promettent de tester encore, assurent qu’ON va trouver une solution. Et en effet, je la trouve, cette solution. J’ai créé une rubrique privée sur le site de l’école, à laquelle les élèves accèdent grâce à un identifiant et un mot de passe. Et ça fonctionne !! Tous ceux qui ont Internet à la maison peuvent accéder aux capsules. Ils sont contents, moi aussi, la classe est maintenant un joyeux laboratoire de recherche dans lequel tout le monde est actif. Je ne parle presque plus (enfin beaucoup moins), et seulement pour dire les choses essentielles, indispensables. Ce sont eux qui parlent, en chuchotant, pour échanger, collaborer, coopérer, argumenter, se mettre d’accord (ou pas), et faire le job : apprendre !

Les parents aussi sont contents, parce que les devoirs ne sont plus une corvée familiale qui se termine dans les larmes et les cris. Certains regardent les capsules avec leur enfant, ils apprennent eux aussi ou se remémorent, ils en discutent à table, et me disent que “c’est drôlement bien vot’truc !”

Maintenant, quand je regarde ma classe, j’ai le sourire et je sais que désormais, j’enseignerai toujours comme ça.

(Bon, il faudra quand même que je trouve une solution pour ne plus me coucher à une heure du matin alors que le réveil sonne à six heures, mais ça, ce sera pour le prochain épisode.)

 

 

 

L’année II : Où l’on sort la tête du guidon…

 

Ah ! Merveilleuse année que l’année II ! Celle où toutes les capsules sont faites (ou presque, mais dieu merci j’ai découvert des outils plus simples et il ne me faut désormais qu’une heure environ par capsule), où les ateliers tournent comme sur des roulettes et où l’on peut enfin prendre du recul. On se met un peu à l’écart dans la classe, et on observe tout ce petit monde au travail avec délectation…

Cette courte période d’autosatisfaction passée (ça ne mange pas de pain et ce n’est pas désagréable), on a le temps d’observer le dispositif avec suffisamment de hauteur pour en pointer les petits défauts ou les insuffisances… On peut enfin revenir à l’aspect pédagogique du dispositif, qui est tout de même la priorité. Les petits tracas techniques du début ne doivent pas le faire oublier.

J’ai ainsi modifié mes ateliers, les ai améliorés pour qu’ils répondent de mieux en mieux  aux besoins des élèves. Les ennuis techniques sont malheureusement revenus cette année-là, le serveur académique sur lequel était hébergé le site de l’école étant devenu la proie de hackers oisifs ne sachant optimiser leur temps libre.

Retour à la case départ : les élèves sont privés de capsules. Mais je vous ai dit que Twitter était la salle des profs idéale (on ne garde que ceux qu’on veut…), et dans cette salle des profs, il y en a un tout particulier qui a trouvé pour moi la solution et a passé plusieurs heures à m’aider à créer mon propre site auto-hébergé. C’est ainsi qu’est né madameflip.com (@Ticeman01, si tu me lis, je te suis redevable à vie !!).

Les capsules sont désormais à la disposition de tous ceux qui le souhaitent (vu le temps passé à les faire, autant que ce soit utile à d’autres) et les élèves disposent toujours de leur partie privée. Tout était donc pour le mieux dans le meilleur des mondes…

 

Mais un jour, je suis tombée sur cette phrase de Boileau : « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément »…

Bon sang mais c’est bien sûr ! On ne comprend (et donc on ne retient) réellement que ce qu’on est capable d’expliquer. Il faut donc que j’inverse la classe inversée et qu’en fin de séquence les élèves produisent eux-mêmes du contenu (numérique, pour être partagé plus facilement); des parcours d’apprentissage entiers conçus par et pour des élèves, comme d’autres collègues l’ont fait bien avant moi. C’est chose faite, via la chaîne youtube de la classe, et c’est possible, même avec 30 élèves (et cette année-là on est trèèèèèèèès loin de la “classe-Bisounours”), ma tablette et mon smartphone personnels.

Et ça marche ! Au-delà du plaisir que les élèves prennent à produire ce type de contenu, les apports pédagogiques sont indéniables. Ces créations leur permettent de prendre du temps pour penser. Pour réfléchir aux stratégies qu’ils mettent en œuvre pour réaliser une tâche, et dans quel ordre. Le type de tâches choisies (créer une capsule, un exercice en ligne, un tutoriel, une carte mentale, etc…) fait lui-même appel à différentes stratégies.

Les élèves les plus fragiles prennent confiance en eux car ils ont davantage conscience de ce qu’ils savent ou ne savent pas. Ils appréhendent les critères de réalisation d’une tâche. En travaillant avec les autres, ils comprennent que ceux qui réussissent ne sont pas plus intelligents mais mettent en place un enchaînement de stratégies efficaces qu’ils peuvent eux-mêmes apprendre à mettre en œuvre.

Les élèves les plus performants progressent également car ils sont obligés de verbaliser leurs procédures. En les partageant, ils en saisissent parfois les limites et découvrent les stratégies d’autres élèves, parfois plus simples ou plus efficaces. Cette explicitation des procédures leur permet de réfléchir sur leurs propres compétences. Ils comprennent mieux les raisonnements qu’ils engagent, et sont ainsi amenés à construire encore de nouvelles compétences.

Je regarde ma classe au travail et décidément, jamais plus je n’enseignerai autrement. Toutes ces heures de sommeil passées à la trappe, tous ces cheveux arrachés par poignées (comment ça j’exagère ?), eh bien ça en valait la peine. Parce que ces yeux qui brillent quand on visionne une de leur création, ce petit mot de C. griffonné sur le TBI (“Maîtresse, je commence à aimer un peu les maths”), cette envie et ce plaisir d’apprendre qui ressurgit, ça n’a pas de prix ! Mon plaisir d’enseigner, de les retrouver en classe tous les matins, ça n’a pas de prix non plus. Et même si cette année-là mes élèves étaient pour certains ingérables en-dehors de la classe, il s’est établi entre nous un rapport de confiance, une certaine complicité,  une inversion de ma posture aussi, qui a permis de maintenir en classe un climat de travail, d’entraide et de coopération pour que tous apprennent. Pourquoi apprendre devrait se faire dans la douleur ? J’aime apprendre, il doit en être de même pour les élèves. On n’apprend pas contre son gré.

 

L’année III : Où l’on pédale sans les mains…

 

L’année III, c’est le bonheur absolu en classe. Si ! Si ! C’est possible, je vous assure !

C’est l’année où vous avez tellement changé que votre métier a un délicieux goût de renouveau. En tout cas, moi, j’ai changé. Mes rapports à l’enseignement, à mes élèves, à moi-même, ont changé. C’est l’année où mes élèves me vouvoient toujours mais m’envoient des mails pour me dire que je me suis trompée de date dans les devoirs, qu’il manque un point à la fin de telle phrase, me signaler qu’on est mercredi, qu’il est 17h et que je n’ai toujours pas mis les devoirs en ligne (vous la voyez, là, “la classe inversé” ?!) me demander “pourquoi il n’y a pas de capsule pour jeudi ?” ou me prévenir qu’ils ne viendront pas demain parce qu’ils sont malades. C’est l’année où une élève “en difficulté” me signale par mail qu’elle a refait le questionnaire de la capsule parce qu’elle pense que “cette fois” elle a compris (cette année, ses professeurs ne la trouvent pas investie dans son travail). C’est l’année où des sixièmes me tweetent ou mailent que ma classe leur manque ou qu’ils sont retournés voir des capsules parce qu’ils en avaient besoin.

C’est l’année où vous n’êtes plus entre le savoir et l’élève mais derrière l’élève pour le guider vers le savoir.

Mais surtout, c’est l’année ou la classe tourne toute seule, où les élèves sont suffisamment investis dans leurs apprentissages pour les gérer seuls, modérer leurs demandes d’aide, savoir auprès de qui la trouver. Mon travail à moi se fait bien avant. En classe, c’est leur tour. C’est LEUR classe, ce sont LEURS apprentissages. Et pédaler sans les mains, pour moi, c’est ça :

En classe, un élève tourne le tableau du plan de travail et “la ruche” (comme l’a nommée un visiteur) se met en marche. Chaque groupe se met immédiatement au travail, sans que j’aie besoin d’expliquer ce qu’il faut faire, sans perte de temps. J’ai fait mon métier : mettre en place les conditions nécessaires pour que les élèves apprennent, et eux, ils font ce pour quoi ils sont là : ils apprennent. Et pour cela ils continuent à discuter, coopérer, argumenter, justifier, se mettre d’accord (ou pas) et moi je vis des moments de grâce en écoutant toutes ces conversations chuchotées. Je peux enfin me payer le luxe de passer 10 ou 20 minutes avec un élève ou un petit groupe. Je peux me consacrer uniquement à ceux qui en ont besoin, ce qui ne veut pas dire que je ne me consacre qu’aux plus fragiles. Les élèves qui avancent vite ont eux aussi besoin de moi lorsqu’ils se heurtent à un problème plus ardu ou pour aller bien plus loin. J’ai le temps et l’occasion d’observer plus finement mes élèves, et surtout de les écouter lorsqu’ils discutent entre eux des stratégies à utiliser. Quelle meilleure évaluation que celle-là ?

A force de ténacité et de soutien de la part de mon IEN, la communauté d’agglomération a financé l’achat de huit tablettes pour la classe. La création de parcours d’apprentissage par les élèves est donc facilitée, ritualisée, et bientôt le site des élèves verra le jour pour qu’ils puissent partager leur travail encore plus aisément. Cette ouverture au monde exige de leur part toujours plus de rigueur. Ils n’en sont que plus fiers lorsqu’il peuvent enfin mettre en ligne l’aboutissement de leur travail.

J’aime aller en classe, et mes élèves aussi, d’après ce qu’ils en disent.

Alors ? Tout va bien dans le meilleur des monde ? Et bien pas du tout !!!

Car il est là, le vrai DANGER de la classe inversée ! On croyait avoir tout changé jusqu’à aboutir au fonctionnement idéal, on croyait pouvoir se reposer un peu sur ses lauriers et vivre quelque temps sur les acquis du travail accompli. Il n’en est rien !

La classe inversée, c’est un engrenage pernicieux ! Une fois que vous avez mis le doigt dedans, vous aussi, vous avez envie d’apprendre plus. Il y a toujours un détail, quelque chose qui ne cadre plus avec le reste et qu’il faudrait changer. Cette année, mon programme d’apprentissage consiste donc à découvrir les intelligences multiples et trouver le moyen de les utiliser pour optimiser les apprentissages, modifier mon système d’évaluation qui ne me convainc pas du tout, ne travailler que par tâches complexes en histoire, géographie et sciences et plein d’autres choses que je n’ai pas encore découvertes et qui font que je ne me lasse pas de ce merveilleux métier. La classe inversée me sauve d’une routine néfaste. Elle fait de moi une meilleure enseignante parce que je m’interroge en permanence et que j’ai le temps d’observer ma pratique et de la remettre en question.

 

Vous qui avez pris le temps de lire ces quelques lignes (oui, je sais, je suis bavarde, j’aurais dû faire une capsule…), vous êtes sans doute effrayé(e) et tout à fait dissuadé(e) par l’aspect chronophage de ce dispositif et le manque de sommeil qui vous guette (sans parler de la chute des cheveux, mais pour ça, il y a Petrol-Hahn).

Eh bien sachez qu’aujourd’hui, nous ne sommes plus un microcosme de profs isolés. Nous sommes nombreux, nous nous connaissons grâce à l’association Inversonslaclasse! Nous collaborons, mutualisons, partageons, en nous appliquant à nous-mêmes ce que nous mettons en place pour nos élèves. Nous avons essuyé les plâtres pour ceux qui nous suivront et le chemin est désormais balisé. Il y a eu CLIC2015, CLIC2016, CLISE2016, et CLISE2017 se profile à l’horizon.

Alors… Vous venez ? On vous invite !

 

5 Responses

  1. Nathalie Gauthier

    Merci, merci, merci ! Pour ce récit qui donne du baume au cœur. J’utilise beaucoup votre site, et je voudrais, en plus de la classe inversée, travailler un plan de travail pour respecter les rythmes de chacun . J’ai des CM2, je viens d’avoir un bébé, j’ai donc beaucoup, beaucoup de boulot
    Et peu de temps. Mais grâce à vous, à vos capsules et aux liens vers les exercices, mes élèves à voient l’école autrement… peut-être un jour parviendrai je agréé les plans de travail pour mes CM2.
    Merci encore pour tout ce que vous faites pour nous, et pour nos élèves…
    Tweetsynat, enseignante des @CM2_Esplanade08

    • Soledad Garnier

      Merci à vous pour ce retour. Cela fait toujours plaisir et redonne de l’énergie pour repartir en période de baisse de régime. 🙂

  2. Nathalie Gauthier

    Pardon pour l´erreur de frappe: « peut-être un jour parviendrai-j’ai à créer… » et non pas agréer: c’est ça, la dictée au téléphone, il ne reconnaît pas toujours ce que l’on dit!

  3. Bonjour
    Je suis enseignante de 3e année au Québec, j’ai inversé ma classe depuis trois ans environ et ca me fait bien rigoler de vous lire parce que je m’y reconnais tellement ! J’ai d’ailleurs quelques-unes vos capsules en référence pour mes élèves (j’avais trouvé vote chaîne YouTube par hasard en essayant de sauver du temps de création). Je suis bien contente de vous relire ici !

    Je me permets de vous demander si vous connaissez challengeU ? Dans la négative, je vous conseille fortement d’aller vous créer un compte et d’y abonner vos élèves: une caverne d’Ali baba d’exercices et de capsules pour optimiser la classe inversée. Vous pourrez d’ailleurs y trouver mon compte et utiliser tout ce que j’ai créé avec vos élèves.

    De mon côté, je me suis abonnée à ce blogue, je vous chercherai vous et vos élèves sur Twitter et vous suivrai assidûment pour améliorer ma démarche, parce que oui c’est parfois plus difficile avec les classes non-Bisounours, parce que je trouve que nous sommes trop peu nombreux au primaire (et encore mes élèves ont 1 à 2 ans de moins que les vôtres) et parce que j’adore le partage !

    • Soledad Garnier

      Bonjour,
      Merci pour votre message. Je ne connaissais pas challengeU et vous remercie pour le partage. Le compte Twitter de ma classe est @cmburie. Il est vrai que nous sommes peu nombreux au primaire mais chaque année, de nouveaux collègues se lancent. Mais je préfère les classe non-Bisounours, ils me renvoient davantage l’image de mon travail et c’est plus enrichissant. 😉
      Vive le partage !

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